Au Pérou, le sel se récolte à 3 352 m
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Au Pérou, le sel se récolte à 3 352 m
De NONO
Au Pérou, le sel se récolte à 3 352 m
Des salines de la Cordillère des Andes exposées à Terre de sel
« Sel altitude » est le nom de la nouvelle exposition photos à Terre de sel. Jusqu'au 29 juillet l'écomusée de Pradel, à Guérande, porte un regard sur d'autres façons de produire du sel à travers le monde. Près de Couzco, au Pérou, le sel se récolte à flanc de montagne, à plus de 3 000 m d'altitude.
Seule Mama Cocha, la « mère nourricière » chez les Indiens péruviens, connaît le secret de la source salée. Cette eau saumâtre jaillit de la montagne par une source qui alimente une à une les petites parcelles (pozos). L'eau chemine en minces filets par un circuit hydraulique complexe pour remplir ces oeillets. Suspendus à flanc de montagne, en espalier, ils ne mesurent en moyenne que 8 m2.
Cette technique de récolte très ancienne, Jocelyne Bigouind, photographe amateur depuis une trentaine d'années, est allée au Pérou pour la découvrir. Dans le petit village de Maras, où est située l'exploitation, « personne ne sait et ne veut savoir quelle est l'origine de cette eau salée ».
Des nids dans le sel
Récolté de mai à octobre (l'hiver en Amérique du Sud), le sel apporte à ces habitants un revenu appréciable en complément de l'activité agricole (environ 70 € par mois). 180 femmes gèrent chacune une cinquantaine de parcelles. A l'aide d'une planchette en bois, elles raclent le sel sur le sol argileux et le mettent dans des sacs. Ce sel, non iodé, sera ensuite transporté à dos d'hommes, enrichi en iode, puis acheminé vers la ville à dos d'âne.
« J'ai pris beaucoup de plaisir à photographier cet endroit retiré, hors des circuits touristiques, explique Jocelyne Bigouind. L'exposition est conçue comme un documentaire. Chaque plan ou portrait est un témoignage sur la façon de travailler de ces montagnards. »
Également à Terre de sel, Jocelyne Bigouind propose une seconde exposition sur la réserve naturelle de Lagunas de salinas. Dans ce lac, alimenté par la fonte des neiges, 60 000 tonnes de sel sont récoltées à la pelle, à même le sol, sur une épaisseur de 2 à 3 cm. « A l'origine je me suis rendue dans ce lieu pour voir des Flamands roses, très nombreux à cette période, poursuit la photographe. En fait d'oiseaux nous n'avons trouvé que des milliers de nids, désertés, posés sur le sol recouvert de sel. » De son voyage d'un mois au Pérou, Jocelyne Bigouind a également découvert le lac Titicaca dont une projection de diapositives sera présentée le 29 juillet, à Terre de sel.
Michel GODIN.
Au Pérou, le sel se récolte à 3 352 m
Des salines de la Cordillère des Andes exposées à Terre de sel
« Sel altitude » est le nom de la nouvelle exposition photos à Terre de sel. Jusqu'au 29 juillet l'écomusée de Pradel, à Guérande, porte un regard sur d'autres façons de produire du sel à travers le monde. Près de Couzco, au Pérou, le sel se récolte à flanc de montagne, à plus de 3 000 m d'altitude.
Seule Mama Cocha, la « mère nourricière » chez les Indiens péruviens, connaît le secret de la source salée. Cette eau saumâtre jaillit de la montagne par une source qui alimente une à une les petites parcelles (pozos). L'eau chemine en minces filets par un circuit hydraulique complexe pour remplir ces oeillets. Suspendus à flanc de montagne, en espalier, ils ne mesurent en moyenne que 8 m2.
Cette technique de récolte très ancienne, Jocelyne Bigouind, photographe amateur depuis une trentaine d'années, est allée au Pérou pour la découvrir. Dans le petit village de Maras, où est située l'exploitation, « personne ne sait et ne veut savoir quelle est l'origine de cette eau salée ».
Des nids dans le sel
Récolté de mai à octobre (l'hiver en Amérique du Sud), le sel apporte à ces habitants un revenu appréciable en complément de l'activité agricole (environ 70 € par mois). 180 femmes gèrent chacune une cinquantaine de parcelles. A l'aide d'une planchette en bois, elles raclent le sel sur le sol argileux et le mettent dans des sacs. Ce sel, non iodé, sera ensuite transporté à dos d'hommes, enrichi en iode, puis acheminé vers la ville à dos d'âne.
« J'ai pris beaucoup de plaisir à photographier cet endroit retiré, hors des circuits touristiques, explique Jocelyne Bigouind. L'exposition est conçue comme un documentaire. Chaque plan ou portrait est un témoignage sur la façon de travailler de ces montagnards. »
Également à Terre de sel, Jocelyne Bigouind propose une seconde exposition sur la réserve naturelle de Lagunas de salinas. Dans ce lac, alimenté par la fonte des neiges, 60 000 tonnes de sel sont récoltées à la pelle, à même le sol, sur une épaisseur de 2 à 3 cm. « A l'origine je me suis rendue dans ce lieu pour voir des Flamands roses, très nombreux à cette période, poursuit la photographe. En fait d'oiseaux nous n'avons trouvé que des milliers de nids, désertés, posés sur le sol recouvert de sel. » De son voyage d'un mois au Pérou, Jocelyne Bigouind a également découvert le lac Titicaca dont une projection de diapositives sera présentée le 29 juillet, à Terre de sel.
Michel GODIN.

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